Derniers bushisms traduits

Derniers bushisms traduits
"Nous sommes impatients d'entendre votre vision."—Gulfport, Miss., Sept. 20, 2005.

"L'idée que les Etats-Unis se préparent à attaquer l'Iran est tout simplement ridicule. Cela dit, toutes les options sont ouvertes."—Bruxelles, Belgique, Février. 22, 2005 (Merci à Fred Kaplan)


2004


"Je voudrais remercier mon ami, le sénateur Bill Frist, de sa présence aujourdh'ui... Il a épousé une fille du Texas, je tiens à ce que vous le sachiez (Rires)... C'est Karyn, qui est avec nous ce soir. Une fille de l'ouest du Texas, comme moi."—Nashville, Tenn., Mai 27, 2004

Reçevant à la Maison-Blanche plusieurs anciens opposants irakiens torturés sous Saddam, GWB sous le crépitement des flashs, se tourne vers l'un d'eux, amputé d'une main : "Je suis fier de serrer... la main... (hésitant) d'un courageux citoyen irakien... qui a eu la main coupée par Saddam Hussein" —Washington, D.C., Mai 25, 2004

"Le niveau d'illettrisme de nos enfants sont scandaleux."—Washington, D.C., Jan. 23, 2004 (Merci à Lewell Gunter.)

"Rappelez-vous seulement que ce sont les oiseaux qui sont censés souffrir, pas les chasseurs"—Donnant des conseils au sénateur et chasseur de caille Pete Domenici (NM), à Roswell, Nouveau Mexique, Jan. 22, 2004


2003


"Vous voyez, les nations libres sont des nations pacifiques. Les nations libres ne s'attaquent pas entre elles. Les nations libres ne fabriquent pas d'armes de destruction massive."—Milwaukee, Wis., Oct. 3, 2003. C'est vrai, qui se rappelle aujourd'hui d'Hiroshima ?...

"L'ambassadeur et le général m'ont informé de... de ce que la grande majorité des irakiens souhaitaient vivre dans un monde pacifique et libre. Et nous allons trouver ces gens et les livrer à la justice."—Washington, D.C., Oct. 27, 2003 (Merci à Robert Hack.).

"Je jette un oeil aux gros titres, pour avoir un peu une idée de ce qui se passe. Je lis rarement les articles en entier, je me fais briefer par des gens qui les ont probablement déjà lus eux-mêmes."—Washington, D.C., Sept. 21, 2003

"On a eu un bon conseil des Ministres, on a parlé de beaucoup de problèmes. Le Ministre de la Défense nous a informé de notre désir de répandre la liberté et la paix dans le monde."—Washington, D.C., Août. 1, 2003 (Merci à Tanny Bear.)

"C'est très intéressant, quand on y pense : tous ces esclaves qui sont partis d'ici pour l'Amérique, à cause de leur ténacité, de leur religion, et de leur croyance dans la liberté, ont contribué à changer l'Amérique""—Dakar, Sénégal, Juillet 8, 2003 (Merci à Michael Shively.)

"Tout d'abord, je voudrais être très clair : les gens pauvres ne sont pas nécessairement des tueurs. Ce n'est pas juste parce que vous n'êtes pas riche que vous éprouvez le besoin de tuer."—Washington, D.C., Mai 19, 2003

"La guerre contre le terrorisme implique Saddam Hussein à cause de la nature de Saddam Hussein, l'histoire de Saddam Hussein, et sa volonté de se terroriser lui même."—Grand Rapids, Mich., Jan. 29, 2003

# Posté le mardi 11 juillet 2006 19:54

Modifié le vendredi 01 juin 2007 01:06

Sicko

Sicko
Dans son dernier film sur le système de santé américain, il s'en prend cette fois autant aux démocrates qu'aux républicains. Lire aussi l'interview de Debbie Melnyk, sur les petits bidonnages de Michael Moore.




(De New York) Le type qui s'est coupé deux doigts et doit décider de celui qu'il va faire recoudre parce qu'il n'a pas les moyens de rattacher les deux; la femme qui raconte la mort de son mari parce que sa compagnie d'assurance a refusé de financer l'opération qui pouvait le sauver... Avec des témoignages poignants, une présence discrète de Michael Moore et des interrogations politiques claires, "Sicko" a bonne presse aux Etats-Unis depuis sa sortie, vendredi (le film sortira en France le 17 octobre).


Mais si tous les démocrates se sont découverts une passion pour la lutte contre le réchauffement de la planète après le succès du film d'Al Gore, "Sicko" les met plutôt dans l'embarras. Lorsque Michael Moore a organisé une première de son dernier film pour le tout Washington, les membres du Congrès venus assister à la projection se comptaient sur les doigts de la main (du premier personnage du film). Des dix-huit candidats à la Maison Blanche de 2008, un seul avait accepté l'invitation: Dennis Kucinich, considéré comme l'allumé de la gauche du parti.

Pourtant, contrairement aux armes à feu ("Bowling for Columbine") et à la guerre contre le terrorisme ("Fahrenheit 9-11"), sujets qui divisaient l'Amérique au moins au moment de leur sortie, le système de couverture médicale fait relativement l'unanimité : trois Américains sur quatre le trouvent mauvais.

Qu'est-ce qui a donc fait fuir les invités? Michael Moore himself d'abord. La droite américaine en a fait un tel épouvantail (situé entre Sean Penn, Barbara Streisand et Chirac) que les démocrates centristes redouteraient presque son soutien. En 2004, l'appui de Moore au général Wesley Clark pendant les primaires démocrates lui avait plutôt porté malchance. Clark avait été accusé de ne pas avoir pris suffisamment de distance avec le réalisateur quand il avait qualifié Bush de "déserteur". L'équipe de campagne de John Kerry avait ensuite fait très clairement savoir que le candidat démocrate n'avait pas vu "Fahrenheit 9-11".


Pour ne rien arranger, Michael Moore répète dans ses conférences de presse que "les démocrates sont aussi coupables" que les républicains des dysfonctionnements du système médical américain. "Sicko" montre l'arrivée à Washington, en 1993, d'une Hillary Clinton aux grands idéaux, nouvelle première dame "sexy", "impertinente", bataillant pour une couverture médicale universelle. Après une cabale républicaine agitant les dangers d'une médecine socialiste technocrate, son projet échoue. On la retrouve ensuite en cheftaine de la chasse aux œufs de Pâques dans le jardin de la Maison Blanche.


Quand elle revient en politique, elle ne parle plus de couverture universelle. La voix de Moore affirme qu'elle est devenue, des sénateurs américains, la deuxième en termes de contributions de campagne reçues des grandes compagnies d'assurance médicale. Selon Moore, Harvey Weinstein, producteur du film et proche d'Hillary, l'aurait "supplié" de couper cette partie (selon la règle qui veut que toute promotion d'un film de Moore comporte un scandale à la presque-censure).


Dans son film, Michael Moore défend l'idée d'un système de couverture médicale universel, arguant que c'est le cas dans la plupart des pays, et qu'après tout, aux Etats-Unis, on fait confiance au secteur public pour la police ou pour son courrier. Depuis l'échec d'Hillary Clinton en 1993, les candidats démocrates, même s'ils sont bien plus audacieux qu'à la dernière présidentielle sur le sujet, y vont plus prudemment.


L'aile gauche du parti, elle, réclame de grandes mesures. La veille de la sortie de "Sicko", un email de Moveon.org indiquait à ses 3 millions de membres le cinéma le plus proche de chez eux pour aller voir le film, et leur signalait que les programmes de Barack Obama, John Edwards et Dennis Kucinich étaient les plus progressistes. "Après le film, disait encore le mail, nous demanderons aux candidats à la présidence de promettre de n'accepter aucun argent de campagne des groupes, lobbyistes et cadres" du secteur des assurances médicales et de l'industrie pharmaceutique.


Dernier détail, tout candidat démocrate qui a en mémoire le recompte des voix de Floride de 2000 hésitera à s'enthousiasmer publiquement pour un film qui brosse un tableau idyllique du système médical de Cuba, avec ses pharmacies aux stocks bien garnis.


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* Les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé au monde qui ne dispose pas d'un système de couverture médicale universelle.
* En 2006, le bureau de recensement américain a dénombré 46 millions d'Américains sans couverture médicale.
* Plus de 9 millions d'enfants américains n'ont aucune couverture médicale.
* 18 000 personnes meurent chaque année parce qu'ils n'ont pas de couverture médicale.
* Le montant exorbitant des frais médicaux est responsable de la moitié des faillites individuelles. Trois quarts de ces personnes disposent pourtant d'une couverture médicale.
* Environ 2000 milliards de dollars– soit 6697 dollars par habitant – sont engloutis par le système de santé américain chaque année. Les Etats-Unis continuent à dépenser davantage en matière de santé que la plupart des autres pays.
* Selon le Rapport sur le Développement Humain de l'ONU "... Le taux de mortalité infantile aux Etats-Unis est à l'heure actuelle plus élevé que dans la plupart des pays industrialisés."
* Un enfant qui naît au Salvador a plus de chance de survivre qu'un nourrisson qui naît à Detroit.
* Il y a quatre fois plus de lobbyistes liés au système de santé à Washington que de députés.
* 90% des Américains estiment que le système de santé doit être profondément réformé. Deux tiers de la population considèrent que le gouvernement fédéral devrait accorder une couverture médicale universelle à l'ensemble des citoyens du pays.





/!\ ALLEZ LE VOIR TOUTE SUITE /!\

# Posté le mardi 16 octobre 2007 14:09

Modifié le mardi 16 octobre 2007 16:02